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L’été de tous les dangers

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Blockbusters. N’écoutant que leur manque d’imagination, les studios américains misent tout sur une avalanche de suites, prequels et autres déjà-vus. Un pari risqué.

«Conan», sortie prévue en août 2011. (DR)
Publié le 30/03/2011 à 0h00, mis à jour le 30/03/2011 à 9h58

«Ça va être Omaha Beach ! Un vrai bain de sang !» C'est ainsi que Jon Favreau, le réalisateur américain (Iron Man, c'est lui), a lancé la prophétie de l'été qui s'approche. Il n'évoquait pas ici les ressorts narratifs de son prochain film Aliens vs Cowboys, déconnade à gros budget dont le postulat repose sur une rencontre musclée entre bouseux à Winchester de la fin du XIXe siècle et envahisseurs à flingues laser en soucoupes volantes. Non, Favreau évoquait la bagarre homérique que vont se livrer les blockbusters pour rafler le marché le plus lucratif de l'année, la période qui va de la fin mai au début août. En apparence, rien de bien nouveau. C'est là, entre vacances scolaires et indolence estivale, que se font les plus grosses recettes du cinéma américain, laissant loin derrière les vacances de Noël qui furent longtemps la saison des cartons. A la clé d'une bonne sortie estivale, la carrière d'un film ne fait que commencer, car il s'agit ensuite de conquérir le reste du monde, avec des recettes généralement plus que doublées par rapport au marché nord-américain, ainsi que dans la foulée le second marché du DVD et du Blu-ray, la vidéo à la demande (VOD) et les droits d'exploitation télé. Bref, hors de question pour les majors de se vautrer sur ce créneau en or massif.

Raz de marée. Stratégiquement, la fenêtre de tir est si cruciale que l'industrie a adopté un mot plus explicite encore que blockbuster : le tentpole m

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