Menu
Libération
Critique

Système Dee pour Tsui Hark

Réservé aux abonnés

Le Hongkongais revient avec un «Indiana Jones» bluffant en mode médiéval chinois.

Publié le 20/04/2011 à 0h00, mis à jour le 20/04/2011 à 9h27

Deux excellentes nouvelles accompagnent ce Détective Dee. En premier lieu, le film est d'une telle flamboyance stylistique qu'il vient confirmer que Tsui Hark, le comparse hongkongais de John Woo, est au sommet de sa forme. Pas une once de lassitude ou même de «métier» chez le cinéaste qui fait preuve ici d'un enthousiasme maîtrisé sans effort, construisant un récit si dense qu'on peut se passer d'en comprendre tous les mécanismes. Un ballet mené à fond la caisse entre fantasmagories réjouissantes (cloportes de feu, combustions spontanées, métamorphoses faciales…), complots machiavéliques et bagarres hypnotiques, voire un nuage d'érotisme.

Pour donner un léger aperçu, l’affaire se déroule à la cour de l’impératrice Wu qui, au moment de monter sur le trône, soupçonne la totalité de son entourage de vouloir l’assassiner. La pauvre femme n’est pas tout à fait dans l’erreur. Elle recourt donc aux services de Dee, son ennemi qu’elle avait fait jeter en prison, tant la loyauté, l’intelligence et le courage de l’homme sont au-dessus de tout soupçon.

Bouddha. L'autre bonne nouvelle est que ce Détective Dee semble en avoir gardé suffisamment sous le pied pour constituer le signal de départ à une de ces séries que le réalisateur affectionne (Histoires de fantômes chinois ou Il était une fois en Chine). A l'instar d'un Indiana Jones qui se serait débarrassé de son second degré lourdingue, Dee est taillé pour faire un de ces jo

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique