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Libération
Interview

La passion selon Béatrice

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Où ranger la grande bouche du cinéma français ? Nulle part. Elle déborde de partout, n’est jamais où on l’attend. Entre mille tournages, une rencontre serrée, et en plusieurs tableaux, avec ce « paradoxe » – comme l’appelait son cher ami Guillaume Depardieu.

Béatrice Dalle (Jean-Baptiste Mondino pour Next)
Publié le 07/05/2011 à 16h17, mis à jour le 25/05/2011 à 18h04

On commence par quoi ? Par la fin, la session photo avec Mondino, la troisième de nos rencontres, il nous manquait une précision quant à cette scène de la Belle histoire de Claude Lelouch où elle essaie une robe de mariée et, fauchée, part avec. Elle avait ensuite déclaré avoir déjà fait un truc pareil. On lui demande.  « Ahhhhhhh mais oui ma chérie, c'était pour mon premier mariage [son second, avec un homme incarcéré, eut lieu bien plus tard, ndlr], j'avais volé la robe un vendredi je crois, sauf que les condés m'ont attrapée et embarquée pour le week-end. Quand je suis sortie le lundi matin – on se mariait quelques heures après –, j'ai filé dans la même boutique, c'était un super grand magasin, en piquer une autre. Mais attention hein, j'ai rien dit à mon mari… Ahahahah. »

Voilà la Dalle. Du spectacle. Du vrai m’sieurs dames, de la vie qui file le pied au plancher, qui séduit autant les mecs (putain qu’elle est bonne, entend-on dans la rue, sur son passage) que certaines filles, frémissantes de respect devant tel numéro XXL, midinette ET ogresse à la fois. Elle précise en riant que Virginie Despentes, avec qui elle a tourné

Bye Bye Blondie,

la surnomme Iron Daisy, la

«pâquerette de fer».

De cette Daisy (Duck) version Dingo, voilà le cancanage express que délivrent les

« sites de stars »

(et pas mal d’articles la concernant) : née à Brest / quitte le Mans à 14 ans / punk à Paris / 37°2 en 1986 / 40 films depuis / condamnée po

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