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Billet

11 Septembre : la télé américaine dans l’ombre des deux tours

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Publié le 14/09/2011 à 0h00

On ne devrait plus présenter Variety, qui est à la fois la Bible référentielle du show-business planétaire (box-office, infos exclusives) et le bulletin paroissial de la communauté hollywoodienne (faire-part, lobbying). Toujours copieux, ambitieux, voire prétentieux, le média Variety, imprimé ou numérique, s'est toujours flatté de couvrir tous les fronts, de mettre tous les moyens si nécessaire et de viser rien moins que l'exhaustivité. Pourtant, il y a trois semaines, Brian Lowry, le «chief critic» de la division Télé de la prestigieuse gazette a jeté son tablier - «Je lève les mains, je me rends !» - et a annoncé qu'il avait pris la décision, validée par sa direction, de ne pas rendre compte des hommages, documentaires, éditions spéciales et autres feuilletons que la télé américaine s'apprêtait à consacrer au dixième anniversaire du 11 Septembre. Face à «l'écrasant assaut», démoralisé par «le déluge vertigineux», rendu impuissant par «la cacophonie», Brian Lowry a préféré trancher radicalement en ne critiquant aucun des programmes sur le «nine-eleven». Impossible de tout voir, explique Lowry, «et donc impossible de ne pas être au minimum arbitraire dans ses choix». C'est en tout cas l'excuse officielle qu'il recommande aux attachés de presse qui l'ont inutilement bombardé de DVD : «Expliquez ça à vos patrons et clients.»

Son confrère Sam Thielman, solidaire de l'embargo critique, a néa

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