Menu
Libération

La revanche des sites

Réservé aux abonnés

Episode VII . Le photographe Cédric Delsaux mène depuis plusieurs années un projet qui croise banalité urbaine et mythologie de «Star Wars». Un livre fascinant préfacé par George Lucas.

Publié le 19/10/2011 à 0h00

Et George Lucas, il a dit quoi ? «Bravo ! Et il a proposé d'écrire la préface.» Dark Lens (1), le second livre de photographies de Cédric Delsaux, sort demain, et les libraires s'emballent. Il a été tiré à 7 000 exemplaires, dont 2 000 déjà achetés par DAP, un distributeur américain. Pourquoi ce buzz ? Parce que les personnages de Dark Lens, robots comme vaisseaux, viennent de Star Wars, ce qui renvoie directement l'ascenseur à George Lucas, démiurge tout-puissant des chevaliers Jedi. Lequel a donc eu un coup de foudre en découvrant le travail de Cédric Delsaux, et l'a autorisé à utiliser, en partie, la saga hollywoodienne pour son album.

Trépied. Discret sur ce contrat singulier, le photographe, né à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), est intarissable sur la genèse de Dark Lens. Comme il n'arrive pas à se fondre dans notre étrange monde, il essaie de l'apprivoiser. Il aime photographier les décors urbains où il se sent bien, des lieux improbables, en attente d'êtres plus ou moins humains.

En 2004, il isole un joli coin sous l'autoroute A4, près de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Puis, en repartant chez lui, trépied sous le bras, il aperçoit des figurines de Star Wars dans une boutique.«Je n'ai pas voulu faire un pastiche rigolo avec Dark Vador en short à la plage. D'ailleurs, j'utilise surtout Star Wars pour évoquer la mythologie de la banalité, ce qui paraît plat et sans saveur aux autres et qui, mo

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique