Menu
Libération

Ken Russell, fin de folie douce

Réservé aux abonnés

Décès . Abonné aux scandales dans les années 70 pour ses films sulfureux, le cinéaste britannique est mort dimanche à 84 ans.

Le réalisateur Ken Russell à Beverly Hills, le 21 mai 2010, pour les 35 ans de «Tommy». (AFP)
Publié le 29/11/2011 à 0h00, mis à jour le 29/11/2011 à 11h39

Toute une époque, c'est rien de le dire. Si la filmographie de Ken Russell - mort dimanche à 84 ans, dans un hôpital de Londres - est quantitativement impressionnante (plus de 70 titres au compteur), c'est en une décennie (1970-1980) qu'il devient fameux et bruyant, et, à cet égard, mémorable. En 1969, premier coup de tonnerre : Love (Women in Love en VO) d'après le roman de D.H. Lawrence, sur la vie sentimentale de deux sœurs et leurs amants pendant l'entre-deux-guerres. Le film réunit de jeunes acteurs britanniques : Glenda Jackson, Jennie Linden, Alan Bates et Oliver Reed. Une scène de lutte à poil devant un feu de cheminée entre Alan Bates et Oliver Reed crée une certaine sensation et un début de scandale pour cause d'exhibition d'une homosexualité d'autant plus crispante pour le puritanisme d'époque, qu'elle est plutôt barbue et virile, contrariant de ce fait le cliché du pédé folle, forcément folle. Aphorisme censé couronner cette relation à poil dur : «Un peu plus d'amitié dans l'intelligence, un peu plus d'intelligence dans l'amitié.»

Tourmenté du slip. Le film remporte un gros succès et propulse ses acteurs bien au-delà de la scène britannique. Surtout Glenda Jackson, qui va devenir une figure recherchée du cinéma différent et pas pareil. On la retrouve peu après (1971) dans Un dimanche comme les autres, de John Schlesinger, où elle vit en ménage à trois entre son jeune amant et un homme mûr. Fidèle à Ken Russell,

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique