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Michel Duchaussoy, dernier plan

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Disparition . Lancé par Chabrol, le comédien a succombé lundi soir à un infarctus. Il avait 73 ans.

Publié le 14/03/2012 à 0h00

Mort dans la nuit de lundi à mardi à 73 ans d'infarctus, Michel Duchaussoy est un visage de la France profonde. Sociétaire de la Comédie-Française, où il tint durant une vingtaine d'années (1967-1984) les grands rôles du répertoire (Molière, Pirandello, Feydeau…), cet étudiant en lettres, que le président Sarkozy consacre en éloge funèbre «immense comédien», s'était illustré à l'écran, de télé comme de cinéma.

Parmi ses derniers rôles du nouveau millénaire, on se rappelle volontiers, outre une contribution à la gugusserie les Portes de la gloire (2001), de Christian Merret-Palmair, avec Benoît Poolvoerde et Etienne Chicot, le caïd mafieux tueur, très flippant, que cette voix typique du Parrain de Coppola en VF campait dans le méconnu la Mentale, en 2002, face à Samy Naceri en beau truand sans foi ni loi. Il était encore de l'estimable l'Autre Dumas (2010) et du tonique la Loi de Murphy, au côté de Pio Marmaï en 2009.

Mais la grande époque du monsieur remontait au siècle d'avant, donc. Lancé dès le début des années 60 (Vie privée, de Louis Malle, en 1961), l'acteur s'impose vraiment à travers Claude Chabrol, qui l'utilise en continu : la Femme infidèle, Juste avant la nuit, la Rupture, Nada et surtout Que la bête meure où, face à Jean Yanne déchaîné dans la beauferie, Duchaussoy impose la figure d'une virilité délicate.

Il sera bientôt de l'important L'important c'est d'aimer, de Zulawski,

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