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Libération
E.T. l'homme de l'année 1982

L’extraterrestre touche Terre

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Dans les archives de «Libé», il y a trente ans. Enorme succès aux Etats-Unis, le film de Steven Spielberg et son héros débarquent en France et dans le reste du monde. Portrait croisé du petit être et de son créateur.

La une de «Libération» du 1er décembre 1982.
ParSerge July
(Libération du 1er décembre 1982)
Publié le 08/06/2012 à 19h46

«The man of the year.» L’homme de l’année : invariablement, depuis 1928, Time Magazine consacre le premier numéro de l’année à une figure internationale dont l’action a bouleversé le monde ou la conception que l’on en a. Le premier de la liste s’appelait Charles Lindbergh. A l’exemple de l’hebdomadaire américain, les médias du monde entier sont dans la course. On a supputé les chances de cet apparatchik qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un vieux banquier américain et qui vient de prendre le pouvoir à Moscou. […]

Alors E.T. est arrivé, avec sa citrouille volante et sa monstruosité touchante, un pape nommé Spielberg, un vieux rituel nommé cinéma et un Christ ressuscité comme il en faut à la base de toute religion : un extraterrestre tombé du ciel et sauvé par des enfants. La messe est permanente de 14 heures à minuit, avec séance supplémentaire le samedi soir. Et la fable marche aux quatre coins du monde. Avec la même efficacité sur tous les types de systèmes lacrymaux. A tel point qu'on ne sait plus par quel bout le prendre.

A coup sûr, un événement financier à coincer les sourires des PDG des multinationales de l'électronique qui, depuis le début de l'année, caracolaient joyeusement sur les courbes records de profit. L'hebdomadaire américain du spectacle Variety ne s'y est pas trompé lorsqu'il a titré pleine page : «L'extraterrestre qui a sauvé Hollywood.»

La fameuse efficacité américaine à l'œuvre. Un état-major a pris la planète Terre pou

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