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Critique

«Astérix», amuse gaule

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Moustaches. Après «le Petit Nicolas», Laurent Tirard s’attaque à un autre mythe national, quatrième épisode de la franchise Goscinny-Uderzo. Avec un Edouard Baer bluffant.

Mais où est Charlix ? (Jean-Marie Leroy )
Publié le 16/10/2012 à 19h06

Déjà quatre Astérix. Alignons-les dans le viseur et comparons. Avec Astérix et Obélix contre César, Zidi essuyait les plâtres du premier film «live» pour la plus grosse licence de BD hexagonale. La production de Claude Berri avait une forte odeur franchouillarde : elle portait à un paroxysme bouffi un modèle de comédie française à la papa, dont elle fut d'ailleurs le chant du cygne. Avec Mission Cléopâtre, Alain Chabat sauvait l'honneur de Goscinny et Uderzo, en oxygénant l'humour gaulois dans un casting méditerranéen (la révélation Debbouze), tout en montrant la voie d'une piste esthétique enfin soignée, actualisée, connivente. Résultat : l'un des plus gros succès de l'histoire du cinéma dans ce pays. Las ! Une énorme régression lui succède : Astérix aux Jeux olympiques, cosigné par Frédéric Forestier et Thomas Langmann (fils de Claude Berri), avec avalanche de moyens et débauche de célébrités (Michael Schumacher, Zinedine Zidane, Francis Lalanne, Tony Parker ou Amélie Mauresmo faisaient partie du casting). Dans le rôle d'Astérix, Cornillac a remplacé Clavier sans que l'on soit bien sûr d'y avoir gagné - ni le personnage, d'ailleurs.

Avec le film de Laurent Tirard, Astérix et Obélix au service de Sa Majesté, on se retrouve devant un nouveau cas d'espèce. Ce qui surprend le plus, c'est de constater au bout de quelques scènes à quel point le film est bien écrit, très soigneusement filmé et assez parfaitement joué. Edouard Baer forme

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