Menu
Libération
Critique

Huppert, l’Asie devant soi

Réservé aux abonnés

Muse. Le Coréen Hong Sang-soo entraîne l’actrice française dans une comédie balnéaire au charme irrésistible.

Publié le 16/10/2012 à 19h06

Au rythme moyen d'un film par an, la petite entreprise en cinéma de Hong Sang-soo fournit depuis une quinzaine d'années les tribus cinéphiles mondiales en films sensibles, modernes et amusants. Pilier de bar et de festival, Hong semble chevaucher depuis son film-baptême, Le jour où le cochon est tombé dans le puits, une même trajectoire singulière et dynamique que rien n'arrête ni ne perturbe.

Avec In Another Country, le Sud-Coréen reprend le principe d'un long métrage faussement fractionné en trois histoires courtes, dont les récits s'enchaînent sans couture mais avec de nombreux allers-retours et enchevêtrements. Au centre de ce dispositif exotique développé dans une station balnéaire de son pays lointain, il place une actrice qu'il admire et qui nous est excessivement familière : Isabelle Huppert (lire entretien ci-contre).

Dans cet «autre pays», les trois personnages qu'Huppert joue successivement ont les attributs de l'étrangère. Elle est d'abord une «célèbre réalisatrice française», elle est ensuite l'épouse désœuvrée d'un riche industriel local, elle est enfin la maîtresse plaquée d'un amant coréen. A chaque fois, elle va croiser les mêmes personnages, dont un maître nageur particulièrement bombasse mais un peu gourd, autour duquel elle tourne comme une gamine devant un pot de miel.

Animal roux. Le décor naturel alentour, lui, ne varie pas : la plage de Mohang et ses environs immédiats, où la triple héroïne séjourne ac

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique