Mais Martine, c'est pas possible, ça quand même. On l'avait laissée dans la bibliothèque, bien rangée, en bande dessinée supra nunuche, bons sentiments, justice et bonté, travail et honneur depuis 1954 qu'elle nous bassine avec ses Martine à la ferme, Martine à la foire, Martine chez papy et mamie, martine chez tante lucie, qui reste un album collector qu'on relit le soir à la veillée, des «albums pleins de fraîcheur», nés de l'imagination de Gilbert Delahaye, dessins Marcel Marlier.
Eh bien la revoilà encore plus toute de fraîcheur, mais à la télé, ce coup ci, sur M6 exactement, avec des épisodes d'environ un quart d'heure, (treize minutes, exactement, et crois moi, c'est long, treize minutes avec Martine) du style, au secours, Martine déléguée de classe, etc.... Et des titres que y a même pas Martine dedans comme si on avait voulu se démarquer de l'original, Embrouilles au chocolat , Les visiteurs, Des fins limiers, genre. Et en 3D, la Martine, s' il vous plait (ce qu'on a pas pu tester, faute de matos, mais tant pis, Martine en plat ça me va aussi). Alors Martine, angélique, studieuse, éprise de justice (pas comme cette raclure d'Emilie), est essentiellement à l'école, fait des gateaux au chocolat chez elle, et c'est grave palpitant: d'abord la bataille de boules de papier parce que la maîtresse est en retard, et paf le globe terrestre est cassé, ça va mal se passer avec des enjeux niveau 1942, qui va dénoncer qui, qui




