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«Last room/Dépli», Doigt it yourself

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Tactile. Pierre Carniaux et Thierry Fournier proposent un dispositif transmédia sur une île fantôme japonaise, à voir et à remonter sur écran et sur iPad.

Démonstration de "Dépli" de Thierry Fournier sur iPad. (Photo Thierry Fournier )
Publié le 12/03/2013 à 19h06, mis à jour le 13/03/2013 à 17h39

Projet conjoint d'un réalisateur et d'un plasticien, Last Room/Dépli est à la fois un film, une pièce interactive et une expérience participative en salle de cinéma. Pierre Carniaux et Thierry Fournier ont travaillé en parallèle pour réaliser un film linéaire classique et sa version jouable, à regarder-manipuler sur grand écran, mais aussi chez soi, sur sa tablette connectée au téléviseur.

Carniaux revient du Japon en 2007 avec soixante heures de rush qui donneront l'onirique Last Room, errance ouateuse dans les limbes électriques du Japon, où des occupants de love-hotels baroques et d'hôtels-capsules spartiates se racontent à travers des récits intimes. Dream machine, Last Room entremêle paroles et paysages de l'archipel. Histoire personnelle et collective se rejoignent autour de l'île fantôme de Gunkanjima. Propriété de Mitsubishi qui y exploitait des mines de charbon, camp de travail forcé pour les Coréens durant la guerre, l'île au large de Nagasaki, autrefois l'endroit le plus densément peuplé au monde, fut vidée du jour au lendemain de sa population.

«Germinations». Entre fiction et documentaire, le film aux contours flottants de Carniaux traduit à la perfection ce sentiment d'impermanence de la culture nipponne. «Quand on est enfant, on apprend que toute chose qui a une forme est appelée à disparaître», dit le réalisateur. De construction ouverte, non narrative, le film se prête bien à la déclinai

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