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Mickey dit adieu à Jerry

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Sur fond de vague «Star Wars» et d’échec de «Lone Ranger», le producteur Jerry Bruckheimer a décidé de mettre un terme à sa collaboration avec Disney.

«Benjamin Gates» et «Pirate des Caraïbes», la patte Bruckheimer chez Disney. (Photo DR )
Publié le 24/09/2013 à 23h07

Aintervalles réguliers, l'inaltérable Disney s'offre une petite crise de nerfs plus ou moins bien maîtrisée. Il y a deux ans, l'échec de John Carter, d'Andrew Stanton, avait conduit à la démission Rich Ross, patron de la branche cinéma, qui s'était hissé au sommet avec Hannah Montana ou High School Musical.

Accrochages. Cette année, par une annonce glacée, Jerry Bruckheimer a mis un terme à sa longue collaboration avec l'empire Disney (27 films) et plombé l'ambiance. Le producteur américain, 70 ans depuis le 21 septembre, a affirmé qu'il prendrait prochainement du recul afin, dit-il, «de produire des films plus adultes que ceux fabriqués par Disney». On peut trouver que l'argument ne manque pas de pertinence, mais il est amusant qu'il soit formulé par celui qui, au cours des vingt dernières années, a justement été celui qui a défini les critères et les contraintes des films les plus lucratifs de la firme aux grandes oreilles. L'homme à qui le cinéma, et TF1 pour ses films du dimanche soir, doivent Flashdance, Top Gun, les Flic de Beverly Hills, Bad Boys, Rock ou encore la Chute du faucon noir quitte donc le navire, non sans laisser à la postérité un cinquième volet de Pirates des Caraïbes, la licence la plus opulente de l'histoire de Disney, ainsi qu'un troisième Benjamin Gates, si la moumoute de Nicolas Cage est convenablement collée. Après la sortie de ces

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