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Libération
Critique

Lady gag et Sir sourire

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DVD . La nouvelle collection «My British Comedies» démarre avec deux œuvres des années 50 à l’humour acide.

Publié le 01/10/2013 à 19h16

«My British Comedies» est le titre générique d'une nouvelle collection de DVD qui démarre avec deux films de l'après-guerre : Passeport pour Pimlico (1949) de Henry Cornelius et Vacances sur ordonnance (Last Holiday, 1950) de Henry Cass. Le premier est assez connu mais en général en version française, ce qui relève du lèse-queen majeur. La version originale impose en effet un festival d'accents cockneys, l'action se situant à Pimlico, quartier alors populaire de Londres, mais aussi, stupeur à bien des égards, une symphonie de patate chaude dans la bouche, par la seule grâce de Dame Margaret Rutherford qui, dans l'histoire du cinéma anglais, bien avant son incarnation for ever and ever de Miss Marple, présenta la particularité d'avoir toujours 70 ans (jusqu'à sa mort à 80 ans en 1972), des chemisiers lilas à col monté, un galurin emplumé fauché à cet adorable voyou de Robin des Bois et surtout un vrai-faux air de travelo. Dans Passeport pour Pimlico, Dame Rutherford incarne une médiéviste exaltée qui va attester l'appartenance du quartier londonien au duché de Bourgogne. Sa façon de prononcer «Burgundy» est à elle seule une leçon de patrimoine britannique, quelque part entre les scones home made et la housse à théière (en français : tea cosy).

Caniculaire. Pour le reste, loufoque est un mot minable pour qualifier cette inqualifiable rigolade qui, par exemple p

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