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Libération
Portrait

Audrey Fleurot, un visage français

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Souvent en garce rousse, comme dans la série télé «Un village français», cette actrice se révèle d’une simplicité réjouissante.

Publié le 09/10/2013 à 19h06

L'affaire était mal embarquée. Un magnéto récalcitrant, en rade après quelques instants mais dont on ne s'aperçoit de la pause qu'après vingt minutes, peut laisser mal augurer de la suite. Audrey Fleurot dédramatise, direct : «C'est dommage, ce que je racontais était si passionnant… Aucun souci, on reprend au début.» Ci-devant, celle qui s'est imposée en belle avocate ambitieuse et sans scrupule, dans la série Engrenages sur Canal + et qui revient dans la nouvelle saison d'Un village français sur France 3, se révèle femme nature, gaie, vive, joueuse, qui s'ouvre sans détours sur sa vie, même si elle confesse ne pas goûter l'exercice. Mais bon, promo oblige… Elle reconnaît : «Je ne dis pas que je n'ai pas d'ego, sinon j'aurais fait un autre métier.» En cliente rêvée du portraitiste, elle accueille, avenante et prévenante, dans son trois-pièces parisien meublé sans ostentation près de la gare de Lyon. Elle s'étonne qu'on s'étonne de sa simplicité, taquine : «J'aime beaucoup le second degré mais ça n'est pas toujours clair pour tout le monde. On me prend souvent pour ce que je ne suis pas.» Ces jours-ci, elle apparaît dans la Confrérie des larmes, film de sortie où elle campe une fliquette. Elle en rit : «J'y joue une fille gentille parce que j'ai déjà pas mal fait les garces avant.» La rousse de 1,73 m n'a rien de fantomatique, mais c'est une passe-muraille. Quèsaco Fleurot ?

La comédien

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