Isabelle Giordano, qui fit longtemps tchi-tcha sur Canal + et qui, présentement, est chef de cabine à bord d'Unifrance, organisme chargé d'assurer la promo du cinéma français à l'étranger, vient de prouver qu'elle est sur la brèche du poste avancé pour la défense des petits films fragiles. Ces jours-ci paraît en effet chez Grasset un ouvrage que tout le monde attendait en se rongeant les sangs jusqu'à l'hémorragie : Dans les coulisses d'«Intouchables». L'aspect «coulisses» est en effet bien traité. Si rien ne filtre des rapports, notamment sexuels, à l'intérieur de l'équipe du film (quel tact !), on en apprend pourtant de belles. Qu'il a neigé pendant le tournage mais qu'il a fait beau aussi. Que Toledano (Isabelle dit «Eric»), un des deux réalisateurs, était au bord des larmes lors d'une avant-première à Elbeuf. Que Gad Elmaleh eut l'impression de «recevoir un coup de poing dans l'âme». Ce qui, c'est indéniable, vaut mieux qu'un coup de tatane dans les glaouis. «Le film était désiré et sans doute correspondait-il à une attente», philosophe Isabelle. Ce qui ne mange pas de pain mais reprend plusieurs fois de la bouillabaisse mentale. L'auteure a posé la question du sens à des intellectuels. De sociologue en anthropologue, c'est mieux que la chenille qui redémarre avant de se viander dans le décor : «La reconquête du courage», «la soif de vivre ensemble», «un signal d'alarme», «des réponses positives aux problèmes du
«Intouchables». Pitié!
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Publié le 15/10/2013 à 20h01
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