Il n'était que trop temps ! Par la grâce d'une sortie en salles suivie d'une édition en DVD, on découvre un auteur caché, rare, le plus sous-évalué de sa génération, trop longtemps caché dans l'ombre de Pierre Etaix et de l'inspecteur Derrick. Donc, Jacques Tati (et Mon oncle). Que ceux qui viennent de déserter cette chronique (en hurlant «non, pitié !») aient la gentillesse de revenir vers nous pour plus d'infos. Il s'agit, dit le dépliant publicitaire, d'une nouvelle new version restaurée en numérique. Dont acte. Mais comme on nous a déjà fait le coup une soixantaine de fois (un coup Mon oncle, un coup les Vacances de Monsieur Hulot, un coup Jour de teuf, mais jamais Jour de touze !), on est en droit de supputer la tentative de casse sur notre porte-monnaie de Nouèle. A moins qu'il ne s'agisse d'un encouragement au cadeau de la dernière chance et minute. Lorsqu'on réalise avec effroi qu'à force de conseiller à Père Nouèle d'aller se faire voir chez son corres grec, il est finalement le 24 décembre moins deux minutes avant le carnage mieux connu sous le nom de réveillon en famille. Donc, c'est pas la peine de se faire des angoisses et des frais. Avec un vieux rouleau de film fraîcheur, rien n'est plus simple de reconstituer l'effet blistère sur une des nombreuses sorties inédites et précédentes de Mon oncle. Avec le gros marqueur de Chris, votre aîné, taguer la mention «collector» et hop, le tour est joué, Nouèle sauvé,
Jacques Tati : pitié
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Publié le 03/12/2013 à 17h06
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