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Carrière

Marion Cotillard, entre muse et lose

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L'actrice française, en lice pour un prix d'interprétation à Cannes pour son rôle dans «Deux jours, une nuit», aligne, comme personne, grands rôles et boulettes.

Marion Cotillard à Cannes, mardi 21 mai. (Photo AFP/Loic Venance)
Publié le 21/05/2014 à 17h14

Pour la troisième année consécutive, Marion Cotillard a monté les marches à Cannes dans la peau d'une prétendante au prix d'interprétation féminine. Après De Rouille et d'os (2012) et The Immigrant (2013), sa prestation dans Deux Jours, une nuit, le nouveau film des frères Dardenne projeté mardi sur la Croisette, a été saluée par la critique et les festivaliers, tous s'accordant à trouver l'actrice lumineuse dans le rôle de Sandra, une employée qui tente de sauver son job. Un consensus dont n'a pas toujours bénéficé l'actrice depuis ses débuts, dans les années 90.

De fait, le parcours de Marion Cotillard est probablement l’un des plus bizarres du cinéma français. Alternativement adulée, oscarisée et moquée, l’actrice, âgée de 38 ans, a aligné comme personne les grands rôles et les moments de lose magnifiques.

Marion Cotillard a d'abord longtemps traîné une image de godiche du cinéma français, pas vraiment aidée par son rôle de compagne de Samy Naceri dans Taxi et par sa propension à rouler des yeux. Elle égrène ensuite des films dont personne ne se souvient. En 2001, pour son premier rôle principal dans les Jolies Choses, de Gilles Paquet-Brenner, Libération écrivait à son propos:

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