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Justice

Maigre consolation pour Scarlett Johansson

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Delacourt qui a fait de l’actrice un personnage de roman n’est reconnu coupable que sur un point.

Scarlett Johansson en septembre 2011 à Milan. (Photo Stefano Rellandini. Reuters)
Publié le 02/07/2014 à 20h06

Scarlett Johansson-Grégoire Delacourt : match nul, et il n'y aura pas de prolongations. L'actrice américaine et l'écrivain français ont bénéficié mercredi, dans une affaire qui les opposait devant le tribunal de grande instance de Paris, d'un jugement qui ménage la chèvre et le chou. Le fond de l'histoire : Grégoire Delacourt, publicitaire devenu auteur de best-sellers, a invité - malgré elle - Scarlett Johansson dans son troisième roman, La première chose qu'on regarde (JC Lattès), paru l'an dernier, en faisant de l'actrice américaine, ou plutôt d'un de ses sosies, un personnage du roman.

Notoriété. Johansson a estimé que par ce procédé elle était victime d'une «exploitation frauduleuse des droits de la personnalité» : son avocat Me Vincent Toledano reprochait à l'éditeur et à l'auteur l'utilisation pour la promotion de l'ouvrage (qui s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires) de l'image de sa cliente, de son nom et de sa notoriété. Il avait en conséquence réclamé 50 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que l'interdiction de la cession des droits de reproduction et d'adaptation de l'ouvrage.

Par ailleurs, de façon sans doute plus contestable, Johansson estimait que l’ouvrage contenait des allégations attentatoires à sa vie privée, via l’évocation de coucheries diverses.

Mercredi, de façon plutôt surprenante, la 17e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris a donné raison à Scarlett J

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