La première image ?
Le lion de la MGM. C'est le moment où on chuchote à son voisin : «Ça commence», en s'enfonçant dans son fauteuil.
Dernier film vu ? C’était comment ?
Les Héritiers. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi émouvant sans sombrer dans le larmoyant. Et le témoignage de Léon Zyguel est un moment très fort.
Qu’est-ce qui vous fait détourner les yeux de l’écran ?
Les bandes-annonces, je ne supporte pas ça. Je trouve qu’elles en montrent trop, mettant en avant les meilleures scènes, ou travestissant parfois l’esprit du film. Donc, je n’aime pas les bandes-annonces. C’était mon coup de gueule de l’interview.
Vous faites quoi, alors, pendant les bandes-annonces ?
J’écoute de la musique, je regarde mes chaussures pour ne rien voir, ni rien entendre. J’ai conscience d’avoir l’air particulièrement stupide, mais c’est le prix à payer pour garder un peu de surprise.
Un rêve qui pourrait être un début de scénario…
Mieux vaudrait un cauchemar, ils sont souvent plus crédibles et plus intéressants que les rêves.
Le monstre ou le psychopathe de cinéma dont vous vous sentez le plus proche ?
Dark Vador. C'est une sorte de Rastignac qui a un peu vrillé. A la fin de Star Wars, épisode III : la Revanche des Sith, Dark Vador aurait très bien pu dire, de sa voix rauque et caverneuse : «A nous deux la galaxie.»
Le film ou la scène qui a interrompu un flirt avec votre voisin(e) ?
Rien ne peut interrompre un flirt. Ou alors c’est une excuse parce qu’on se rend compte qu’on fait une bêtise.
Dans la salle, une place favorite ? Un rituel ?
Plutôt au milieu. Et j’empaquette mon manteau sous mes fesses pour mieux voir l’écran si la personne devant moi est trop grande et me cache le film.
Avec quel personnage aimeriez-vous coucher ?
Pas coucher, flirter. En tout cas, c'est ce que m'inspire Sophie la voyante dans Magic in the Moonlight, de Woody Allen.
Le hors-champ, ça vous travaille ?
Non, ça va, j’arrive à dormir malgré ça.
Ce film que personne n’a vu et que vous tenez pour un chef-d’œuvre ?
Un do




