La première image ?
Dumbo. Je l'ai vu enfant, j'ai détesté, je me souviens même que je criais.
Le dernier film vu ? Avec qui ? C’était comment ?
Je crois bien que c'était Cinquante Nuances de Grey, de Sam Taylor-Johnson : contre toute attente, j'ai trouvé la comédienne Dakota Johnson brillante, mais le film m'a laissé de marbre.
Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?
C’était une autre époque, il n’y avait pas ce genre de films.
Qu’est-ce qui vous fait détourner les yeux de l’écran ?
Je n’aime pas les films d’horreur.
Un rêve qui pourrait être un début de scénario ?
En général, je ne me souviens pas de mes rêves…
Le monstre ou le psychopathe de cinéma dont vous vous sentez le plus proche ?
Il n’y en a pas…
Le film ou la scène qui a interrompu un flirt avec votre voisin(e) ?
Mon dieu ! Qu’est-ce que c’est que ces questions ? Quand je regarde un film, je n’embrasse personne.
Que faites-vous pendant les bandes-annonces ?
J’aime bien les bandes-annonces, parfois elles sont meilleures que les films car, au moins, elles sont courtes.
Dans la salle, une place favorite ? Un rituel ?
Je m’assois généralement sur le côté, vers le dixième rang.
Avec quel personnage aimeriez-vous coucher ?
N’importe lequel joué par Marilyn Monroe. Je me souviens avoir assisté à un cours de théâtre de Lee Strasberg avec elle à l’âge de 16 ans. Elle était assise juste derrière moi et je n’arrêtais pas de la regarder, elle était adorable. Elle avait l’air captivée par Lee Strasberg comme par Dieu. Personnellement, j’étais moins convaincu.
Pour ou contre la 3D ?
Contre. Je trouve le procédé redondant, c’était déjà le cas dans les années 50. Aujourd’hui, cela permet aux salles de faire payer un supplément aux spectateurs. Pour cette raison, je suppose que cela va continuer.
La séquence qui vous a empêché de dormir (ou de manger) ?
La scène de la douche dans Psychose était traumatisante, c'était la première fois qu'aller au cinéma était inquiétant. Je l'ai vu à la première projection de presse à sa sortie en 1960 : personne ne savait rien du film, c'était terrifiant.
Le gag ultime ?
Tout ce que fait Buster Keaton.
Ce film que personne n’a vu et que vous tenez pour un chef-d’œuvre ?
Il y en a beaucoup, y compris des films d'Ernst Lubitsch [réalisateur américain d'origine allemande mort en 1947, ndlr] qui sont des trésors que plus personne aux Etats-Unis ne connaît, la cinéphilie étant ce qu'elle est actuellement.
Le cinéaste dont vous n’oserez jamais dire du mal ?
Jean Renoir, le plus grand des cinéastes.
Le cinéma disparaît à tout jamais. Une épitaphe.
«Disparu mais pas oublié».
La dernière image ?
La scène de fin de Qu’elle était verte ma vallée de John Ford (1941), où tous les personnages agitent la main en guise d’adieu.




