A force de trop traîner avec Judd Apatow, Paul Rudd, Paul Feig et consorts, fleurons d'une comédie populaire américaine relativement progressiste, on en avait presque oublié que Ted était quasiment ce qui s'était fait de pire en 2012 dans ce champ en perpétuelle réinvention.
Pour rappel, le film mélangeait humour salace et régressif en humanisant un ours en peluche ordurier dont le meilleur ami était joué par le «bro» Mark Wahlberg. Fort de cette bonne idée, filée jusqu'à l'overdose, son auteur, Seth MacFarlane, présentateur décrié de la cérémonie des oscars et créateur de la série déjantée les Griffin, rempile pour un deuxième volet s'ouvrant sur les déboires conjugaux de l'ourson ayant convolé avec une caissière white trash.
Ce dernier est rattrapé par la justice, qui l’accuse de ne pas être une personne humaine et menace de lui retirer droit de cité.
Ce second stoner movie suit les démêlés judiciaires d’un procès qui se compare en ricanant à la lutte des Afro-Américains pour les droits civiques (!) tout en ayant pour running gag assez accablant l’expression «bite de Noir» (qui serait supposément l’aboutissement de toute recherche Google).
Les éructations de ce héraut autoproclamé de la provoc outrancière, grand pourfendeur du politiquement correct, résonnent plutôt à nos oreilles - pourtant scato-friendly !- comme le cache-misère d’une écriture paresseuse, complaisante et basse du front. C.Ga.




