Plongée dans la psyché d'un artiste majeur de la musique française contemporaine. Et, partant, contre-plongée dans une époque. Durant les cinquante-deux minutes de son documentaire sur Daho, le réalisateur Antoine Carlier conte la vie de l'auteur-compositeur-interprète. D'Oran à Paris, en visitant Londres et Rennes, la ville de l'éclosion du pas si saint Etienne - comme l'intéressé aime si souvent le souligner -, le film déroule l'histoire de ce bientôt sexagénaire par un menu chronologique avec, comme fil rouge, les treize albums studio du dandy. «Faire de la musique, je suis bien incapable de décrire ce que c'est, dit l'artiste à l'entame du documentaire. Je suis envahi par une idée, par une espèce de chose obsessionnelle, une musique ou une phrase, plus souvent par la musique, d'ailleurs… C'est la musique qui vient tout de suite et qui m'emporte. C'est des moments fantastiques, quand la musique je suis en train de fabriquer devient la bande-son de ce que je suis en train de vivre.» Ce docu remonte le temps dahotien comme on consulte un ouvrage d'histoire.
Critique
La pop vue de Daho
Publié le 19/11/2015 à 17h16
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