Marseille entre deux tours de Jean-Louis Comolli, Michel Samson et Jean-Louis Porte
«Devrais-je causer/ de manière à ne pas m'exposer/ à la critique snobinarde ? Allez j'lui pisse à la raie/ c'est leur putain d'copinage contre les petits salariés/ C'est tout pour les grosses structures, rien pour le mystère/ la capitale de la rupture c'est pour 2013», chantait le rappeur marseillais RPZ l'année où sa ville devenait «capitale de la culture». En 2014, pour faire entendre à leur tour l'espoir d'une autre politique culturelle, les documentaristes Jean-Louis Comolli, Michel Samson et Jean-Louis Porte continuaient leur long travail d'exploration de la vie politique marseillaise depuis vingt-cinq ans, en filmant la parole d'habitants, d'artistes et d'élus pendant les élections législatives. Un film socialiste. L.C.
Soleil de plomb de Dalibor Matanic
Trois couples se font et se défont au gré des trois chapitres de Soleil de plomb, dans une région où voisinent Serbes et Croates - au commencement des hostilités en 1991, à leur lendemain en 2001, puis en 2011. Constants, elle est toujours serbe et lui croate et, bien que désignés comme des personnages différents, ils sont joués chaque fois par les deux mêmes jolis acteurs. Malgré un souci d'apprêter ses manières avec sensualité, l'idée peine à prendre corps et écrase les particularités des figures de cette fable d'un volontarisme assez balourd sur l'inexorabilité de l'amour en temps de haine. J.G.
Good Luck Algeria de Farid Bentoumi
En 1994 sortait Rasta Rockett, comédie sur l'équipe jamaïcaine de bobsleigh et personne ne voulait croire qu'elle s'inspirait de faits réels. Aujourd'hui, voilà que paraît Good Luck Algeria sur le premier skieur à concourir aux JO sous pavillon algérien, et c'est là, semble-t-il, encore une histoire vraie. Celle du frère du réalisateur Farid Bentoumi, dont l'expérience se trouve restituée sans nuances et avec force bons sentiments. C.Gh.




