Adapté d'un thriller historico-saphique de Sarah Waters, Du bout des doigts, qui se déroule dans le Londres victorien, Mademoiselle du Coréen Park Chan-wook (Old Boy- se passe en Corée dans les années 30 durant l'occupation coloniale par les Japonais. Un escroc fait engager une orpheline coréenne afin qu'elle travaille auprès d'une riche héritière japonaise claquemurée par un oncle pervers et bibliophile dans un gigantesque manoir et l'incite à tomber amoureux de lui, qui se présente sous la fausse identité d'un dandy aristocrate. Composé en trois parties qui permettent au cinéaste de varier les points de vue sur un système de duperies emboîtées, Mademoiselle est exemplaire d'un cinéma où le pouvoir est entre les mains d'une direction artistique capable de transformer chaque plan en une minutieuse antichambre de maison de poupée orientalisante et qui, cependant, est impuissant à susciter le moindre mystère. On regarde défiler ce somptueux catalogue avec un plaisir médusé mais le film s'évapore aussitôt vu.
Critique
«Mademoiselle», coup de fourbes
Park Chan-wook filme avec minutie un marché de dupes.
(Photo DR)
ParDidier Péron
Publié le 15/05/2016 à 20h21
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