Après un premier passage à Cannes il y a quatre ans avec le fracassant Rengaine, Rachid Djaïdani est de retour à la Quinzaine des réalisateurs avec un objet aux atours d'emblée plus mainstream. Intitulé Tour de France, il met en scène un Gérard Depardieu en beauf franchouillard sillonnant les routes au côté d'un rappeur en fuite, dénommé Far-Hook et joué par Sadek, as du flow dans la vraie vie. Tout le film est traversé par la question de la dualité, type affrontement entre deux cultures musicales (Serge Lama vs PNL) ou visuelles (belles séquences filmées au téléphone portable vs peinture du dimanche composées par Depardieu). L'idée étant, on le devine, qu'une passerelle sera lancée entre les deux univers. Le décalage entre la forme novatrice et l'intrigue, un peu bancale, nourrie de propos assez convenus, est moins heureux. Et l'affrontement Depardieu/Sadek n'est pas à l'avantage du second, dont le personnage, hormis les moments où il lui est donné d'être un peu saillant (quand il rappe, par exemple), n'a pas été doté d'assez de complexité.
Versus
«Tour de France», duel à la truelle
Retour mainstream de Rachid Djaïdani. Inégal.
(DR)
Publié le 15/05/2016 à 20h21
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