Dieu que ce film est lent ! Lent et lourd. Tout, dans cet Oiseau d'or, premier long métrage du Singapourien Kesavadas Rajagopal, né en 1965, est excessivement appuyé : le mutisme du personnage principal, le sordide de l'underworld singapourien, le racisme intercommunautaire, les répliques que se hurlent les personnages à la figure (quand ils se décident à parler)… On y suit péniblement Siva, petit malfrat issu de la minorité indienne, qui revient chez lui après huit ans d'incarcération. Il est plein d'une rage rentrée qu'on devine néanmoins sans peine, cherche sa femme et sa fille dont personne ne veut lui donner l'adresse, enchaîne les boulots pourris, est pris sous la coupe d'une prostituée chinoise… Tout cela mis en scène dans des plans au cadrage excessivement travaillé. S'il fallait trouver un intérêt au film, ce serait la découverte des tensions existant entre communautés chinoises, indiennes, eurasiennes… Mais à 1 h 52 de ce traitement, c'est un peu court.
Sordide
«L’Oiseau» dort
Interminable pensum sur les tensions intercommunautaires à Singapour.
Publié le 18/05/2016 à 20h01
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