Au printemps 1974, une équipe de la radio suisse romande composée d’un technicien semi-retraité, d’une jeune journaliste ambitieuse et d’un grand reporter au cerveau vaguement carbonisé par la rencontre avec un éclat d’obus, est dépêchée au Portugal. Cette équipée un peu branque va, alors que le reportage patine sec, se trouver prise dans l’élan émancipateur de la révolution des Œillets où s’affaisse la dictature de Salazar.
Ce qu'en a pensé Libé à sa sortie : «Par delà son ambition trop rare d'accorder la comédie francophone à un réel souci d'élégance de l'écriture et de la mise en scène, l'aspect le plus attrayant des Grandes Ondes tient donc à sa façon d'administrer cette liberté à lui-même, à sa forme et à ses personnages. Notamment lorsque son intrigue, tissée de jolis gags discrets et de frictions plus frustes entre la figure de féministe et les phallocrates du trio, finit par dérailler en chorégraphie colorée dans un Lisbonne en liesse. Une scène dont la réussite est à la mesure de son caractère risqué, et qui scande mieux qu'aucune autre, dans cette très attachante farce politico-mélancolique, l'aspiration profonde à la libération des corps et des esprits.»




