On a souvent tendance à l'oublier, mais les Britanniques ne produisent pas que d'excellents drames. Ils ont aussi su recycler leur humour un peu trop typique et daté afin de séduire les 16-35 ans avec des comédies beaucoup plus trash que leurs cousins d'outre-Atlantique. Crazyhead, coproduit par Netflix et E4 (chaîne de Skins, My Mad Fat Diary ou Chewing Gum), est le dernier rejeton du créateur de Misfits et s'inscrit dans cette nouvelle veine politiquement incorrecte et libérée. Porté par un duo féminin aussi déterminé que bigarré, voici la relève de Buffy contre les vampires, la poursuite d'une mission énoncée par le papa de la Tueuse, Joss Whedon, celle de «jouir du pouvoir féminin : l'avoir, s'en servir, le partager». En 2017, le sauvetage du monde repose donc sur les épaules de deux représentantes de la génération Y, qui ont longtemps cru être victimes d'hallucinations avant de réaliser qu'elles sont en fait capables - entre autres, mais no spoiler - de voir les démons qui rôdent autour de nous. Et les deux inadaptées, l'une timide, l'autre grande gueule, de s'allier pour les combattre à coups de matraque télescopique et déjouer les plans du Grand Méchant. Un show férocement féministe où l'on parle aussi crûment de sexe ou de maladie mentale que du deuil ou de solitude.
Critique
Sale soir des démons
Publié le 15/02/2017 à 17h36
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