Pendant encore quelques minutes, The Villainess, premier film du Sud-Coréen Jung Byung-gil, possède le graal du filmage le plus excentrique, explosif, foufou d'envergure. Lancé en caméra subjective dans un couloir aux 1 000 morts, il enchaîne les incongruités, que ce soit en plan-séquence immersif ou sur des montages cut frénétiques. Nikita, Old Boy, Kill Bill, The Raid II, Kingsman ou encore Hardcore Henry sont ses racines. Cette histoire de tueuse rattrapée par les services de renseignements qui vont l'employer pour des missions de meurtre bénéficie un temps du contraste entre comédie romantique et extrême violence. The Villainess se perd ensuite dans les flash-back soutenant trois pans histoires parallèles, jusqu'à s'effondrer dans un chaos de perte de sens. Il ne reste que l'arme et la manière sous les yeux lacérés des spectateurs friands de séances de minuit hors compétition.
Vite vu
The Villainess
Publié le 23/05/2017 à 18h36
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