120 Battements par minute de Robin Campillo, coscénarisé avec Philippe Mangeot (tous deux anciens militants d'Act Up Paris) a remporté le grand prix à Cannes et suscité une des plus fortes émotions du Festival. Diffusée en salles (avec plus de 800 000 entrées cette année), la fiction relatant les premiers pas politiques de l'association de lutte contre le sida dans les années 90 a ainsi éveillé un devoir de mémoire et déclenché une plus grande visibilité d'un geste de revendication collective jusqu'à présent snobé. Dans le cortège annuel de la marche contre la maladie le 1er décembre à Paris, les références au film étaient omniprésentes. «SILENCE = DEATH», la soirée organisée dans la nuit au Centre national de la danse, a rendu hommage, rallié les forces - ils sont de plus en plus à rejoindre les rangs du collectif activiste - et reversé les recettes à l'association. 120 BPM a remporté le prix du meilleur film étranger décerné par les New York Critics Awards, mais n'a pas été retenu parmi les 92 films candidats à l'oscar dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.
«120 Battements par minute» A la vie, à la mort
Publié le 29/12/2017 à 18h16
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