«C'est qui le patron dans cette taule ?» Ceci n'est pas le titre du nouveau chef-d'œuvre de mon ami Dolan mais le hurlement quotidien asséné à la LibéTeam, arrachée à sa paillasse mitée à l'aube par votre serviteur dans un grand mouvement de seau d'eau glacée jeté au visage. Le travail, il n'y a que ça de vrai. Se lever tôt, grimper à mains nues, premier de cordée, mort aux faibles. Le Festival vivote péniblement mais ça sent le gros dans l'air salé du port entre yacht et yacht : Macron sur l'écran cannois de nos nuits blanches. Oui, le phare aveuglant fixant le cap de l'hyperinsomnie productive joue dans le docu des zigotos soixhuitroptard Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit, la Traversée. C'est Vanity Fair qui nous l'a appris avec force détails exaltés alors qu'on attaquait la tarte poire-chocolat du petit déj. Ils admirent notre prince philosophe au point de se chamailler à longueur de pastis avalés en terrasse pour savoir comment l'intégrer à leur portrait de la France. Manu leur a dit : «Je viens dans un café à Francfort, je vous regarde vous bouffer le nez et je joue mon propre rôle, marrant non ?» Prévoir une tirade à Avignon, un air de flûte à Bayreuth et un tir au but à Sotchi au rayon des rôles de guest-star de notre président-Zelig.
Pitié !
Publié le 10/05/2018 à 20h06
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