Parce que c’est un sujet rarement abordé, on est d’abord vaguement intrigué par cette rencontre amoureuse dans les sous-sols des cercles de jeu parisien. Mais très vite, on constate une fois encore que la volonté de se situer aux marges du cinéma français consiste surtout à singer le cinéma américain. Marie Monge semble incapable de rendre compte de l’évolution de ce qu’elle filme : qu’il s’agisse de l’addiction au jeu comme d’une poursuite en voiture, tout avance ici par à-coups où, à force d’ellipses et de champs-contrechamps, l’essentiel - c’est-à-dire le mouvement des choses et le déploiement des êtres - est souvent esquivé. On passe progressivement d’un pseudo-Scorsese à un sous-Gilles Béhat (qui s’en souvient ?), jusqu’à ce que les sentences les plus usées (sur l’ivresse de perdre), le méchant le plus caricatural (chauve, tatoué, métisse, patibulaire) et le romantisme le plus simplet deviennent très marrants.
Critique
Vite vu Joueurs
ParMarcos Uzal
Publié le 11/05/2018 à 20h36
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