Il est difficile de ne pas regarder Gueule d'ange où Marion Cotillard joue une cagole alcoolique peroxydée sans avoir à l'esprit sa prestation autobiographique dans Rock'n'Roll de son compagnon Guillaume Canet, où on la voit peaufiner son rôle à la maison du matin au soir en adoptant l'accent québécois vu qu'elle doit jouer dans un Dolan. Ici, on l'imagine titubant dès l'aube et ne prononçant plus un mot, la diction pâteuse de la meuf envapée des mois pour être prête à performer dès le premier clap. Présenté à Un certain regard, ce récit de la relation entre une mauvaise mère et sa fille, mal barrée (elle se murge à 10 ans), est signé Vanessa Filho, qui a fait beaucoup de photos et de clips avant de passer à la réalisation de ce long métrage inutilement peinturluré de références à la photographie américaine. Tout sonne assez toc et clinquant au détriment de personnages réduits à des archétypes de mélo social-lifté au vernis de la crasse chic.
Critique
Vite vu : Gueule d’ange
ParDidier Péron
Publié le 13/05/2018 à 20h26
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