Composé à la fois d’archives en tout genre, d’entretiens face caméra (voire par téléphone avec le terroriste Carlos depuis sa geôle), et de séquences d’animations permettant de figurer cauchemars et scènes évanouies sans laisser d’autres traces que des notes consignées sur des carnets, le premier long métrage de la suisse Anja Kofmel revient sur la disparition de son cousin, Chris, plus âgé d’une vingtaine d’années, mort en Croatie en 1992 dans des circonstances restées troubles, alors que celui-ci était parti couvrir la guerre comme journaliste avant de s’enrôler dans une milice de mercenaires étrangers mabouls. Le film brasse inégalement presque autant de natures d’images que de pistes, histoires et personnages que l’on entrevoit comme passionnants : du traumatisme familial à la figure du probable commanditaire de la mort de Chris (un milicien bolivien, extrémiste et catho, mort en 2009 alors qu’il était soupçonné de planifier l’assassinat d’Evo Morales), sans, hélas, jamais élire ni sa forme ni son sujet.
Critique
Vite vu : Chris the Swiss
Publié le 14/05/2018 à 20h56
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