Matteo, artiste homo extraverti conforme au cliché de la folle vacharde, dévoile en fait un cœur gros comme ça en recueillant son frère bourru et diminué par un accident cérébral. Les stéréotypes, la laideur générale des décors et des plans, donne à cette tragicomédie familiale une épaisseur qui confine souvent à la vulgarité. A certains moments très gênants, on se demande de quelle époque lointaine nous provient cette télénovela ou, pire, jusqu'à quel point elle ne serait pas au contraire le triste reflet d'une certaine Italie bien contemporaine. Comme cette scène où le frère hétéro demande à l'homo s'il préfère «la mettre» ou «qu'on lui mette» (tendresse). Et cette autre où Matteo saute à pieds joints par-dessus une mendiante, sûrement pas italienne, à genoux et ventre à terre sur un trottoir, en criant «tricheuse !» (humour engagé).
Critique
«Euforia» de Maria Golino
ParMarcos Uzal
Publié le 19/02/2019 à 18h36
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