Cette histoire de deux sœurs séparées par la brutalité et la bêtise des hommes dans le Brésil des années 50 aurait pu être matière à un beau mélodrame populaire si Karim Aïnouz ne s’était pas montré si timoré. On peut émettre l’hypothèse qu’il a été entravé par l’idée de tenir un «sujet» à travers le roman de Martha Batalha qu’il adapte - violence faite aux femmes, autorité patriarcale, prémices du féminisme -, plutôt que d’en assumer la puissance romanesque. La paresse de la mise en scène et la faiblesse de certains acteurs achèvent de priver le film de toute l’émotion dont son récit est théoriquement gorgé.
Critique
Vite vu : La Vie invisible d’Euridice Gusmao
ParMarcos Uzal
Publié le 20/05/2019 à 20h56
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