Le centre Pompidou consacre jusqu'au 30 juin une rétrospective à Teresa Villaverde, l'une des meilleures représentantes, avec Pedro Costa, de la génération de cinéastes portugais qui émergea au début des années 90. Elle s'imposa en France avec son troisième film, son plus beau, Os Mutantes (1998), saisissant le portrait d'ados livrés à eux-mêmes, dont la dureté du propos est transcendée par le lyrisme d'une mise en scène extraordinairement inspirée. Huit ans plus tard, Transe (2006), racontant la descente aux enfers d'une Russe enlevée par un réseau de prostitution, frappa par sa rudesse, décevant les uns, impressionnant les autres. Cisne (2011) ne sortit jamais en France, tandis que le beau Contre ton cœur aura attendu deux ans. Cette rétrospective est aussi l'occasion de découvrir ses deux premiers longs métrages : l'excellent Alex (1991) et Três Irmãos (1994).
Dans le rétro de Pompidou
ParMarcos Uzal
Publié le 18/06/2019 à 19h56
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