Film écrit et réalisé par celui qui en tient aussi le rôle principal (qui s’appelle Reza, vous suivez ?) qu’on devine vite en si bonne compagnie avec son personnage que l’on suppute qu’il s’agit en grande partie d’une autofiction, aux accents sincères et véristes, d’un autoportrait en one-man-show et partenaires de préférence féminines, quelque part entre Woody Allen et Nanni Moretti, le tombeur non Apollon et le caractériel doux. Reza est une sorte de gentil panda roux passablement intellectuel, beaucoup à l’écoute (des femmes), mais largué par nature et par sa femme qui veut divorcer. Nous sommes en Iran, dans un film iranien, et c’est une joie d’avoir des nouvelles de ce cinéma qui manque, sous la forme d’une comédie en demi-teintes et égotiste - et pourquoi pas ? Mais on se lasse vite de l’enfilage de perles, de scènes qui comme la figure bonhomme de Reza sont indistinctement sur la même note, cadrées joliment avec de jolies femmes intelligentes à côté du panda roux, qui finit faute de contrastes par s’enferrer dans sa propre joliesse systématique et monotone.
Critique
Vite vu : Reza d’Alireza Motamedi
Publié le 20/08/2019 à 18h36
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