Les Fleurs amères a le mérite de s'intéresser à des êtres que tout Parisien est, depuis la fin des années 90, habitué à croiser s'il habite ou se promène du côté de Strasbourg-Saint-Denis ou de Belleville : ces prostituées chinoises dont on se demande en les voyant quel terrible chemin elles ont dû faire pour, de si loin, en arriver là et de cette manière. Son réalisateur, le Belge Olivier Meys, venu du documentaire, ne révèle pas l'existence de réseaux organisés mais il s'attache à l'enchaînement de circonstances qui font qu'une jeune mère de famille chinoise venue à Paris gagner un argent qu'elle croyait facile en vient à n'avoir comme seul recours que de vendre son corps. Le film montre tout cela sans fioritures, mais d'une manière trop démonstrative et plate pour que son intérêt aille au-delà de la simple, trop simple, illustration de son sujet.
Critique
Vite Vu : Les Fleurs amères d’Olivier Meys
ParMarcos Uzal
Publié le 17/09/2019 à 18h41
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