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Mon scoot à toit

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Pour éviter la douche garantie par tempsde pluie, le scooter fait peau neuve. Avec un habitacle couvert et des airs de monospace sur deux roues, il pourrait devenir la deuxième «voiture» de la famille.

Publié le 11/05/2001 à 0h51

Le feu est rouge. Comme le scooter BMW C1. Un coursier déboule à toute pompe, s'aligne au côté du drôle d'engin allemand, se tourne vers son conducteur et se marre: «Y a la télé, aussi?» Le C1, voiture à deux roues, avec son essuie-glace, ses ceintures de sécurité, son autoradio, ses warnings et son toit, fait rire les pros du scooter. Pas Claude. Il est commercial à la Défense et habite l'Est parisien. «En bagnole: une heure de trajet; en C1: vingt minutes.» Et en métro ou en deux-roues classique? «Les transports en commun, je ne peux pas. Un scoot traditionnel, c'est une galère. A la moindre goutte de pluie, t'es serpillière à l'arrivée.»

Bonnet contre casque. La bonne protection qu'offre le C1 lui a coûté plus cher qu'une excellente combinaison de pluie. Mais, pour les frimas, prière de prévoir un bonnet. Car cet engin est aujourd'hui le seul deux-roues à moteur légalement autorisé à être conduit sans casque. Une particularité qui l'oblige à disposer d'un énorme renfort de structure, puisque la bête a passé les mêmes crash tests qu'une auto. Du coup, il accuse une sérieuse surcharge pondérale et manier ses 185 kg dans la circulation demande une certaine habitude. Car le toit est lourd et fait grimper le centre de gravité de l'engin vers des sommets incompatibles avec un bon équilibre. Et puis le C1 est cher: 38 990 F (5944 euros), soit le prix d'une Fiat Panda neuve, équipée de quatre roues, quatre places et réellement étanche. Pour ce tarif, le conducteur du scooter bavar

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