De l'air. Mais pas du vent. Grâce à l'Internet, les sons chahutent la musique, tourneboulent l'industrie, réinventent l'écoute. Le logiciel libre, qu'on pensait réservé aux développeurs de Linux, s'ouvre à l'art (1). En France, le Net artiste Antoine Moreau a créé la licence d'art libre l'an dernier, en s'appuyant sur la notion de copyleft ou «gauche d'auteur», par opposition au droit d'auteur (2). De l'autre côté de l'Atlantique, la mythique Electronic Frontier Foundation (EFF), association de défense des libertés sur le réseau, vient de lancer l'Open Audio Licence: toute oeuvre musicale ainsi protégée peut être utilisée, copiée et modifiée librement, à condition d'en citer l'auteur (3). Une façon de libérer la copie tout en protégeant le créateur d'éventuels pilleurs. La «licence de musique ouverte» deviendra-t-elle «l'outil de libération» du musicien qu'envisage l'EFF? Grâce au MP3, la musique n'a jamais autant circulé, n'en déplaise aux majors. Grâce au sampling et au home studio, les artistes se prêtent au travail coopératif façon cadavres exquis, à l'image du Collective Jukebox, projet du musicien contemporain Jérôme Joy, qui s'enrichit depuis 1996 de la participation d'auteurs d'univers sonores très divers, du rap au classique (4). Licences d'art libre et de «musique ouverte», ces cadres juridiques nouveaux pourraient accompagner l'extension du domaine de l'expérimentation musicale collaborative. D'ailleurs, trois musées d'art contemporain et numérique, le SFMoma, le
Musique communautaire
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Publié le 18/05/2001 à 0h55
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