Alors quoi, la bonne vieille guerre des sexes aurait son pendant vidéoludique? Le jeu serait le refuge moderne des machos en mal de déglingue? Las, les enquêtes se suivent et se ressemblent, qui confirment la réalité misogyne du secteur. Europe, Etats-Unis, Japon... aucun pays n'est épargné: le jeu vidéo est un bastion masculin boudé par la gent féminine. Côté supports, seule la Game Boy intéresse 40 % de filles. Une récente étude menée auprès de 11 000 jeunes européens et israéliens (1) confirme «la ségrégation sexuelle»: «Les garçons préfèrent les genres action-aventure et sport, les filles privilégient les rapports sociaux et les histoires d'amour.» C'est à contre-courant de ce rageant constat que la Canadienne Robin Pacific a réalisé Babes in the Wood, «jeu vidéo pour femmes» («Les hommes peuvent jouer aussi», est-il précisé sur la jaquette). Babes in the Wood est atypique. Impossible de le ranger dans une catégorie de jeu vidéo. Il mélange une histoire linéaire, celle de l'artiste, enfant, fascinée par un fait divers (les gamins perdus dans la forêt, d'où le titre), et de trois héroïnes, Barbie, Cléopâtre et Etheldrida, le squelette d'une nonne du VIIe siècle. Il mélange aussi énigmes, puzzles, rébus ou jeux de manipulation de la souris, à la façon des CD pour enfants. On devra rhabiller Barbie de feuilles pour lui faire pousser des poils au pubis, recomposer le «premier bikini de l'histoire de l'art» (un Manet), etc. Truffé de références littéraires, picturales, histor
Les filles sortent du bois.
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Publié le 06/07/2001 à 0h00
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