Pour un Léonard de Vinci du XXIe siècle, combien devrons-nous supporter de ces petits soldats de l'interactivité et des réseaux, persuadés d'être les premiers à réinventer la roue créative? La fascination pour les nouveautés technologiques sert encore d'alibi à bon nombre de créations numériques. Heureusement, plus les «nouvelles» technologies «vieillissent», moins la définition de catégories pour un art cyber, techno ou multimédia s'impose. De là à tout mélanger, comme le propose la Cité des sciences... Sous couvert d'ouvrir les disciplines, de faire se répondre les concepts scientifiques et les éclairages artistiques intention louable s'il en est , «l'Homme transformé», exposition initiée par Joël de Rosnay, dont on connaît la fascination pour une vision futuristico-techno du monde, juxtapose tout et n'importe quoi: des prototypes de vêtements intelligents, des lunettes du futur Micro-Optical (projection de DVD sur un petit carré de la lunette pour conserver une vision d'ensemble), des films sur les réseaux neuromimétiques (appliquée à la robotique, cette simulation du fonctionnement du cerveau pourrait déboucher sur un nouveau mode d'apprentissage des robots), des projets d'artistes comme le robot d'Olivier Lounissi (35 heures d'un dur labeur, Libération du 7/12/2001), qui n'a d'autre utilité que de faire des pompes à notre place, ou l'installation ludique de Laurent Mignonneau et Christa Sommerer, A Volve, un écosystème numérique où le visiteur dessine sa créature, la
Trop savant mélange
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Publié le 14/12/2001 à 1h57
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