La huitième édition du festival Passages de Nancy commence aujourd'hui. Ville de l'est (de la France), Nancy, le temps d'une décade, se tourne vers l'est de l'Europe, donc la Russie et les pays de l'ex-bloc soviétique. Mais aus si le Caucase cette année, les marionnettes que l'enchanteur Rezo Gabriadze concocte dans son théâtre-cocon à Tbilissi, capitale de la Géorgie , l'Asie centrale avec un concert azéri réunissant la voix de Nazarat Teymourova aux plaintives cordes du kamantché d'Elchan Mansourov et au tar d'Elchin Naguiyev.
Aventures bipartites. Très attendue également, la création d'Aliocha et d'Ivan, d'après les Frères Karamazov, premiers volets d'un cycle Dostoïevski baptisé la Vallée de l'ombre de la mort, dans lequel se sont plongés Maragarita Mladenova et Ivan Dobchev, les deux maîtres bulgares du théâtre Sfumato, l'un des hauts lieux du théâtre européen. De Bulgarie, on pourra également découvrir la Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès dans la mise en scène de Vladimir Petkov et une chorégraphie bulgaro-nippone de butô cosignée Masaki Iwana et Ivo Dimchev.
Marionnettes. Autre aventure bipartite, les Souffrances de jeunes danseurs de disco, une proposition franco-russe de François Clavier et Oleg Shishkine, un drame musical écrit par ce dernier. De Moscou, outre Iouri Pogrebnitchko (lire page 30), Nikolaï Rostchine nous piquera au vif avec ses Apiculteurs, spectacle essentiellement visuel, cas unique en Russie. D'Ukraine arriveront les marionnettes