«Attention, les bulles sonores d'Aquarium peuvent ressurgir n'importe où, n'importe quand et n'importe comment», écrivions-nous dans une précédente chronique. Cette phrase clôturait un tour des multiples occurrences musicales, publicitaires et cinématographiques d'Aquarium, cette sous-partie du Carnaval des animaux, de Camille Saint-Saëns. Nous essayions de faire partager à notre aimable lecteur CD le pouvoir de fascination régressive exercé par les guirlandes chromatiques pour piano de ce morceau. Ainsi le croisait-on aussi bien au détour d'un spot amniotique pour le lait maternel Gallia 2, qu'en forme de virgule sonore dans un Nova mix (tout aussi prénatal d'ailleurs dans un demi-sommeil), ou dans une version plagiaire d'Ennio Morricone sur la BO des Moissons du ciel (1978) de Terence Malick. Enfin et surtout, il constituait l'innervant générique officiel du Festival de Cannes, chaque projection s'ouvrant par ce féerique choral. La liste restait ouverte. Ce qui devait arriver arriva : la sortie du double album d'André Rieu. En toute logique, le violoniste le plus populaire du monde, bien avant le monumental Yehudi Menuhin et l'électrochic Didier Lockwood, reprend à son compte l'Aquarium mythique. Pour les esthètes incultes, rappelons quelques chiffres rigoureusement issus du dossier de presse d'André Rieu : «4 millions d'albums en France», «15 millions dans le monde entier», «120 personnes», «50 musiciens», «50 tonnes de matériel, 6 semi-remorques, 5 bus et 2 jets privés..
Aqua tics
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Publié le 28/11/2003 à 2h05
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