Menu
Libération

Arasse en détail

Réservé aux abonnés

A l'occasion des obsèques de Daniel Arasse, historien de l'art, cinq proches reviennent sur son oeuvre.

Publié le 22/12/2003 à 2h26

L'historien d'art Daniel Arasse est mort le 14 décembre (Libération du 15 décembre).

Ses ouvrages, l'Annonciation italienne ou le Détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture, par exemple, ont véritablement marqué une date, aussi bien pour les connaisseurs que pour un public de plus en plus large. Daniel Arasse a été emporté bien trop jeune

­ à 59 ans ­ par la maladie (1), mais son aura ne cessait de grandir, au gré de ses séminaires, conférences, livres et émissions de radio. Ces dernières ont révélé les ressources insoupçonnées de cet authentique soliste de l'histoire de l'art, discipline qui trouvait soudain sa voix.

Il avait noué des complicités intellectuelles avec ses pairs, mais aussi avec des personnalités d'horizons plus lointains. Fervent amateur de la Renaissance italienne, il a rencontré Hubert Damisch à un carrefour où leurs trajectoires se sont croisées sans faire route commune. Avec Philippe Morel et Mario d'Onofrio, il a cheminé tout au long de cet art italien depuis le IVe siècle jusqu'à la Renaissance. Son inlassable curiosité l'a porté aussi vers le cas Vermeer, mais aussi vers les représentations de la Terreur, images de la guillotine qui impressionnèrent tant le peintre allemand Anselm Kiefer. Même si ses analyses doivent beaucoup à l'acuité de son regard et empruntent rarement les détours de la psychanalyse, Freud ne l'a pourtant pas non plus laissé indifférent. Cet intérêt est peut-être lié au secret de l'amitié contractée avec le psychanalyste Gér

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique