Après avoir vu Podium, on retrouve bizarrement un morceau de Julien Clerc incrusté comme un pop-corn au fond du siège claqué. La Californie, donc, plutôt que Magnolia for ever ou Alexandrie Alexandra, déjà pressé de toute façon par Edouard Baer dans Asterix et Obélix Mission Cléopâtre. La Californie, parce que la chanson d'Etienne Roda-Gil et Julien Clerc colle finalement au plus près du trip maniaco régressif seventies de Yann Moix. La Californie, en tout cas son concept, contient finalement tout le reste. Sa BO. Ses sous-titres karaoké. Son idéologie commémorative. Son énergie aussi. La Californie, parce que c'est l'american way of life qui nimbe au fond cette affaire de famille bien française. Son interprétation paysanne et hexagonale. Le sosie Bernard/Poelvoorde et sa femme logent dans une maison-témoin d'inspiration West Coast. Comme la porte du garage dans un Tati technologique (Mon oncle ?) la maison de Podium (mon beauf ?) accueille chaque visiteur par un message sonore: «Bienvenue ...» Le téléphone orange que Bernard Frédéric achète 100 000 balles aux enchères a comme été étudié pour cet intérieur L. A. 70. Il prend sa place au côté des poufs rigides en polyuréthane transparent de chez Bo Plastic. La Californie/ Est si près d'ici, dit Julien Clerc, Qu'en fermant les yeux/ Tu pourrais la voir/ Du fond de ton lit.» La Californie contient la totalité du film de Yann Moix comme elle pourrait intégralement illustrer Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
Je crois que c'est Clerc
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Disques. Tubes à essai
Publié le 20/02/2004 à 23h14
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