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Critique

Motifs à la carte dans les bureaux de Beaubourg

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Publié le 26/03/2004 à 23h56

Qu'est-ce qui est «proche du sampling artistique de la culture urbaine» ? Le papier peint, tel que revisité par l'architecte-décorateur Frédéric Druot pour les 6 500 m2 de bureaux du Centre Pompidou, à Paris. En 1996, le même avait choisi une unité de couleur pour l'intérieur du bâtiment : le rouge carmin (souligné du noir mobilier). Aujourd'hui qu'il fallait rafraîchir les murs, Frédéric Druot a concocté une rénovation qui «rajoute une couche sur l'histoire du centre» tout en «proposant au personnel, de façon domestique, un intérieur qui lui paraisse adéquat». Les 330 salariés de la place de l'Horloge doivent d'ici la fin du printemps décider du motif qu'ils pratiqueront au quotidien, chacun pour soi dans son bureau. A charge pour ceux qui partagent un même espace de se mettre d'accord sur l'une des quinze possibilités offertes, parmi trois types de revêtements. Le classique, «des éditions existantes de cinq archétypes» (japonisant, toile de Jouy ou fleurette), l'uni, «des monochromes clairs» (vert, rose, gris...), et enfin, les papiers peints de Closky pour amateurs d'art contemporain.

L'architecte a néanmoins fixé les règles d'ensemble pour maintenir une cohésion esthétique, transformant le papier en pur élément décoratif de type tableau, puisqu'il n'est posé que sur un pan de mur, perpendiculaire à la lumière, la pose n'excédant pas 12 m2. Les espaces communs seront dévolus à un nouveau papier de Closky (une fausse nomenclature où les points et la grille ne correspondent

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