Que peut bien espérer une petite boîte voisine du plus gros son de Paris et d'une concurrence aux résidents prestigieux ? Le Twins est le dernier-né du triangle d'or du clubbing. On est rue Vivienne, côté Grands Boulevards : le Rex, le Pulp sont à deux pas, le Triptyque pas loin. Le Twins ne déroge pas à la tradition, avec une différence : il offre moins d'espace. Small is beautiful. 200 m2 répartis sur deux étages, un rez-de-chaussée avec bar, fauteuils en skaï rouge et grand écran pour projections vidéo ; et un sous-sol pour un autre bar et le dancefloor. Fini la mer déchaînée de ravers anonymes, la discothèque hypermarché, l'heure est au clubbing à visage humain (d'où le succès de certains bars comme l'Ile enchantée avec sa petite salle à l'étage équipée de platines). Ici, force est de constater qu'on n'a pas le meilleur son (une litote, quoique des efforts aient été réalisés depuis l'ouverture il y a trois mois), mais l'ambiance est bon enfant, comme l'atteste chaque premier vendredi du mois «Street life», la soirée hip-hop gay sous la houlette de DJ Silk. S'y trémoussent d'authentiques lascars, de faux homeboyz et de vraies filles (des deux sexes) sur Pass That Dutch de Missy Elliott.
Schizo. «C'est convivial et mixte», insiste le directeur artistique, Bruno Péguy, qui s'occupe également des soirées «Eyes need sugars» de La Scène. Mixte, comprendre homo, lesbien et hétéro, pas refoulé, sinon du Pulp. Comprendre aussi : «On organise des spectacles avec travestis (clin d'o




